30
Nov
2015
76

Introspection du quart de siècle

J’ai toujours ri de ma mère quand elle me disait que son corps et sa peau changeaient avec l’âge et que je devais arrêter de me moquer d’elle parce que ça m’arriverait un jour. Je ne pouvais m’imaginer qu’à 25 ans, mon estomac refuserait de manger des piments ou d’oignons crus, moyennant des brûlures d’estomac impressionnantes pour les jours à venir. Je me doutais encore moins qu’une soirée qui se termine aux petites heures du matin, 2 bouteilles de vin et quelques shooters plus tard, hypothèquerais ma semaine au complet.

Je suis quelqu’un qui se remet continuellement en question. Auparavant, je pensais que ça me faisait avancer dans la vie d’être constamment en réaction face à mes décisions du quotidien. J’étais loin de me douter qu’à mon quart de siècle, j’aurais une crise existentielle monumentale et que j’écrirais à ce propos sur mon blogue (plus cliché que ça, tu meurs).

À moins d’un mois de mon 26ème anniversaire, je vous fais part de mon constat sur cette dernière année et de mes réflexions, aussi pertinent que ça puisse être pour vous.

Dès que j’ai l’impression d’avoir compris quelque chose par rapport aux relations amoureuses, de savoir exactement comment vivre mon existence ou que je prends quelque chose pour acquis, tout fou le camp et je me rends compte que je ne peux m’asseoir sur rien dans la vie. RIEN. 25 ans = aucune certitude à part celle que ma mère va m’aimer toute ma vie ou du moins, c’est ce que je croyais. Même si je ne pensais pas pouvoir lui taper sur les nerfs et que l’amour inconditionnel immunise ma figure matriarcale de tout sentiment négatif envers ma personne, je me suis rendu compte du contraire. J’ai compris que même l’amour inconditionnel, ça s’entretient. Mes petites crisettes de diva, c’était bien beau à 4 ans quand je faisais le bacon au Jean Coutu pour du chocolat, mais à mon âge, c’est terminé de faire l’éternelle victime.

Y’a des conséquences à prendre une décision. Y’a souvent plus de conséquences quand on choisi de ne PAS en prendre et de laisser l’univers décider de ce qui va arriver. Par contre, y’a pas beaucoup de hasard quand tu décides de ne pas payer une contravention de parking et que ça se transforme en sabot Denver sur ta voiture neuve un beau mardi matin où tu t’en attends pas du tout … parce que tu n’as pas reçu d’avis… parce que tu n’as pas changé ton adresse quand tu as déménagé y’a 4 mois. Ça, c’est de la négligence. Mais quand ça m’est arrivé, je l’ai prit comme si l’univers entier s’acharnait sur moi. J’ai eu une claque dans le visage quand le huissier à qui il manquait quatre dents et qui sentait le pot est venu collecter ladite somme en argent comptant pour retirer l’objet du diable. Lorsque tu ne t’occupes pas de tes affaires, le monde n’arrête pas de tourner autour de toi et personne ne fait pause. La même règle s’applique quand tu décides rester dans une relation amoureuse malsaine. L’autre va continuer de vivre comme il l’entend, et toi, tu vas subir. Sauf que si tu t’occupes de ta propre personne, là tu vas contrôler les dégâts et te protéger.

Avec le temps, j’en suis venue à la conclusion que si je ne pense pas à moi en prenant des décisions, personne ne va le faire à ma place. J’ai trop souvent voulu être fine et j’ai été prise d’innombrables fois dans des situations ridicules ou indésirables pour faire plaisir. Je me suis mise de côté par rapport à mes priorités. J’ai overbooké mon horaire avec des soupers insignifiants et des contrats de travail pas payant pour rendre service. Je me suis poussé à bout et j’ai manqué de patience avec les gens qui comptent pour vrai.

Maintenant, je pense à moi, mais je le fais bien. J’ai compris ce qu’est un compromis qui en vaut la peine et qui mérite que je fasse un effort même si j’ai ma semaine de 70h dans le corps. Il est possible de se mettre en priorité dans notre propre vie sans être égoïste.

À 25 ans, j’ai décidé de me laisser droit à l’erreur et d’assumer que je n’ai pas toujours le bon mode d’emploi face à une situation. Je ne peux pas plaire à tout le monde et je ne veux pas plaire à tous. J’ai une personnalité, des opinions, une vision des choses et je m’affirme par rapport à mes valeurs et à qui je suis.

Souvent j’ai tenu des propos maladroit et parlé sans réfléchir. Il est dur de constamment réagir avec justesse et embrasser la perfection.

Comme tout le monde, ou peut-être un peu plus, j’en aie eu de la peine à cause d’histoires d’amour vouées à l’échec dès le départ. J’ai aussi pensé offrir un cours 101 sur comment choisir le mauvais garçon et recommencer la même bêtise à répétition, parce que j’étais franchement experte dans le domaine.

Auparavant, je ne voyais que du bien partout et je me contemptait de peu en me convainquant que certaines situations me convenaient, à tort.

Un jour, J’ai tout simplement arrêté de chercher le grand amour. J’ai juste commencé à vivre pour moi. Puis un jour ça m’est tombé dessus. Je le dirai jamais assez, y’a rien d’acquis et d’éternel. Maintenant je me contente de ce que j’ai et je prends une journée à la fois. Ok, une semaine à la fois. Peut-être même 1 mois à la fois, mais une chose est certaine, je ne planifie plus ma vie personnelle pour les cinq prochaines années. Les choses changent et je suis en constante évolution. J’ai arrêté de rester ancré sur de vieilles idéologies. La maison en banlieue avec trois enfants, le chien et les fins de semaine de ski, ce n’est clairement pas pour moi, même si j’ai toujours pensé le contraire. Je me connaissais mal.

Plusieurs affirmes ne jamais regretter et voir leur erreurs comme un grand apprentissage positif. Bien moi, encore une fois, je ne suis pas parfaite et j’en regrette des affaires. Mes grosses brosses à la tequila, mon attachement excessif à des trous de cul pour qui j’aurais remué terre et monde pour me rendre nécessaire à leur vie, le temps, l’amour, la confiance que je leur ai donnée et ma vulnérabilité.

J’ai grandit avec mes erreurs et ça ma prit 25 ans pour comprendre qu’il faut que je choisisse les gens à qui j’accorde ma confiance et qui je laisse entrer dans ma vie. Autant en amour qu’en amitié. Mais je ne peux pas dire que je n’ai aucun regret. On va s’entendre, je ne m’auto flagelle pas à cause d’un walk of shame le lendemain d’une soirée arrosée en sortant de chez une fréquentation douteuse le visage magnifié de mascara qui coule et les bas collant déchirés. J’ai appris de ça aussi. Beaucoup. Je ne peux pas dire que je suis fière de tout, mais je ne changerais pas mon parcours pour rien au monde. C’est ce qui a construit la personne que je suis.

Ma conclusion est bien simple et à la limite ennuyante. Tout est une question de dosage. J’ai enfin comprit, même si ma mère me le répète depuis toujours. J’ai été excessive pour le meilleur et pour le pire. À présent, je suis plus indulgente et je me laisse une chance, mais je suis consciente de mes actes et du poids de mes paroles et de mes décisions.

 

 

 

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